M. X., n'est pas vraiment un patient habituel. Pour des raisons d'antécédents médicaux, il a gardé son médecin traitant de l'époque, même s'il est loin géographiquement, et j'assure les relais
intermédiaires.
Il a en effet été traité pour un cancer il y a 7 ans. Et il y a quelques temps, il vient me voir pour une grosseur scrotale. Aïe. Aîe, aïe, aïe.
Echographie, image bien nette mais bon, consultation spécialisée, décision d'opérer.
L'autre jour, je le vois entrer en marchant péniblement, jambes bien écartées. Ce qu'il me raconte est sidérant.
Il a été opéré trois jours auparavant. Après l'intervention, il n'a pas revu le chirurgien, et ce matin là, on lui a annoncé qu'il fallait qu'il parte à midi, le service devant fermer pour
deux semaines. Un interne est passé en 4° vitesse, lui a fait une ordonnance ne comportant que du simple paracétamol, aucun pansement prévu, aucune prescription pour infirmière, aucun arrêt de
travail. Et il n'était pas au courant pour l'intervention, et incapable de lui dire quand et comment il aurait le résultat des analyses.
Le patient ne sait même pas s'il a eu une ablation de la tumeur comme cela devait être tenté, ou si on a enlevé le testicule.
Heureusement, il a du caractère, ça le fait plutôt rigoler !
Prescriptions, arrêt de travail, grand soupir .......
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