Le blog d'un toubib médecin généraliste
Je n'en suis pas rendu aux extrêmes de Rica, mais quand même, 13 consultants samedi matin.
Et ce alors que la semaine a été assez calme, comme toujours en période scolaire hors épidémie.
Je tiens un peu mes carnets de bord année après année, et ayant toujours gardé le cabinet ouvert le samedi matin, j'ai pu constaté la chute brutale du nombre de
consultants à la mise en place des 35 heures.
Mais cela n'a duré qu'un peu plus d'un an.
En effet, de nombreux confrères ont alors décidé de fermer cette matinée là, et ce fait se conjugant à l'arrivée de la féminisation massive, le nombre de médecins n'ouvrant plus à ces heures a
vite été proportionnellement supérieur à la baisse du nombre de patients.
D'où une remontée régulière depuis 3 ans, accentuée en 2007.
Actuellement, d'après les données de l'Assurance Maladie, un jour J de semaine donné, seuls 75% en moyenne des cabinets sont ouverts (jours les plus "faibles" : mercredi et jeudi),
et le samedi matin, ce chiffre est de 50%.
Logiquement, c'est (proportionnellement) sur ces horaires que la pénurie annoncée se fera sentir en premier.
D'autant que nombre de confrères doivent avoir le même raisonnement que moi : plus de consultants en semaine compenserait financièrement la fermeture du samedi
matin, tandis que rien ne peut compenser le temps de repos non pris.Il semble qu'il va être fort difficile de faire comprendre à nos gestionnaires, qui ont mis plus d'un an
à prendre en compte le samedi après-midi, que se pose déjà le problème du samedi matin.
Pour ma part, ce sera simple : si ça devient ingérable, fermeture.
Les cimetières sont pleins de gens indispensables. Surtout au pays de la Logique et de la Raison Pure.
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