Le blog d'un toubib médecin généraliste
Consultation de mme C., 26 ans, patiente habituelle, pour "prolongation de son arrêt".
Cette patiente a en effet été victime il y a trois mois d'une fracture du poignet, au travail, par chute d'un poids sur la main, immobilisation, algodystrophie, l'évolution n'est pas terrible
terrible. Aucune traitement en cours en dehors d'un peu de kiné. Elle est donc arrêté depuis trois mois, ne peut pas faire grand chose car c'est son côté d'utilisation qui est touché.
Elle entre dans le cabinet, elle est en larmes.
Je sais bien que le moral n'a pas tellement de raison d'être au beau fixe, mais ......
Mais en fait le problème n'est pas le poignet du tout. Enfin, disons qu'il est là, mais franchement au second plan.
Le problème principal, c'est qu'elle vient de faire une fausse couche, entre Noël et jour de l'an, à deux mois de grossesse.
C'est la deuxième consécutive, sans cause retrouvée évidente, comme pour la première.
En plus, elle a trouvé le contact à la clinique où elle était suivie très froid, très technique, très expéditif.
On lui a dit en guise de conclusion de reprendre contact pour faire un bilan plus poussé. Elle n'a pas envie du tout de retourner voir cette équipe.
Elle me demande mon avis. Je lui conseille de voir avec l'hôpital, ils sont très bien. Bien sûr, elle a six mois de délai (mais de toute façon .... me dis-je in petto)
A part ça, elle en a marre de tourner en rond chez elle. Surtout dans les circonstances actuelles. Mais si c'est mieux, on est encore loin du compte. Prolongation de deux semaines, et on
revoit.
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