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Vendredi 25 janvier 2008

Ainsi donc, la Féderation nationale des collèges de gynécologie médicale (FNCGM) vient de sortir les premiers chiffres de l'étude "Mission".

Cette étude, financée par l'industriel Theramex, avec 800 gynécologues libéraux participants, prétend démontrer que le traitement hormonal substitutif de la ménopause "à la française" (molécules différentes de celles utilisées par les Anglo-saxons) n'induit pas une augmentation du risque de cancer du sein, contrairement à ce qui a été prouvé par les études WHI (USA, 2002) et MWS (GB, 2003).

D'après les promoteurs de l'étude, les résultats à un an montre une diminution du risque dans le groupe traité.

Le problème concernant ces conclusions est double d'après les épidémiologistes.

D'une part, les études WHI et MWS montraient que les cancers surnuméraires apparaissent après la première année de traitement ...

Surtout, d'après le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), organisme de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l'étude elle-même est totalement faussée et sans valeur, critique émise dès 2007.

En effet, il apparait que les deux groupes considérés (patientes traitées / patientes non-traitées) ne sont pas homogènes et comparables.

Par exemple, les femmes du groupe "traitement" sont en moyenne plus grandes, plus minces et plus jeunes. Le groupe "non-traitées" compte deux fois plus d'obèses.

Or, il s'agit de facteurs connus de modulations du risque spontané de cancer du sein.

Pour le CIRC, il est et sera impossible de tirer quoi que ce soit de cette étude.

Peut-on croire autre chose que le fait que cette "étude" a été truquée dès le départ pour obtenir les résultats voulus ?

Il y a actuellement en France environ 20% des femmes ménopausées qui suivent un traitement hormonal, soit 2 millions.

par le toubib publié dans : point de vue
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