Samedi matin, venue au cabinet de m. T., 32 ans, patient habituel, pour douleur du genou gauche.
Il entre avec une béquille, et en boîtant à en faire pitié.
Le dimanche d'avant, il a passé la journée au ski. Sur une bonne gamelle, il a eu mal, mais est reparti de plus belle.
Le lendemain, bien évidemment, le genou ressemblait d'après ses dires, à une pastèque; il a pris tout ce qu'il avait chez lui comme antalgiques, quelques anti-inflammatoires aussi. Pour un résultat
mitigé : diminution de la douleur, disparition de l'oedème, mais dès qu'il veut plier, il a un rappel à l'ordre.
A l'examen, joli hématome sur la partie inférieure de la cuisse, une belle tuméfaction à ce niveau en interne, grosse comme une clémentine. La palpation n'en est pas douloureuse, mais le simple
effleurement à peine plus bas induit une grimace. Les amplitudes sont normales en mouvements passifs, et ceux-ci ne sont pas vraiment douloureux. Il n'en est pas de même pour les mouvements
actifs.
Une semaine après, ce que l'on peut faire c'est repos, anti-inflammatoires, genouillère, et voir venir.
M. T. ne veut pas entendre parler d'un arrêt. Je lui dis qu'il a le choix entre un arrêt assez court maintenant (enfin, on l'espère !), ou un beaucoup plus long plus tard.
Il ronchonne.
Je lui dis de me rappeler si ce n'est pas nettement mieux en 3 jours, il faudra alors sans doute prévoir un avis orthopédique.
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