Le blog d'un toubib médecin généraliste
J'aime bien lire et relire certains articles de ma revue médicale préférée, histoire d'en extraire la substantifique moëlle.
Hier, en milieu d'après midi, toujours ou presque le creux au niveau des consultants. Je reprends donc ma revue, numéro de janvier, p 66 et suivantes.
L'article concerne l'aptitude au travail.
Nous sommes pratiquement les seuls à définir cette notion, et à demander un examen d'embauche. Dans la plupart des pays (développés) la viste est réservée à certains postes à risque particulier.
Et l'inaptitude débouche sur des prises en charge en invalidité.
Il ressort de l'article que 1% des visites conduit à un avis d'inaptitude, 1% de plus à des inaptitudes temporaires, et 4,5% à des restrictions ou des demandes d'aménagement.
Il est à noter que l'inaptitude temporaire n'existe pas dans le Code du travail ..... Pas plus qu'il n'y a de définition de l'aptitude au poste de travail dans ce même code ....
Le concept est critiqué pour son absence de fondement scientifique, et de valeur prédictive pour un individu donné pour une pathologie liée au travail.
Bien évidemment, le problème de l'amiante, comme celui de l'exposition aux risques mutagènes et toxiques n'ont fait que renforcer les doutes.
Tout le monde convient qu'il est urgent de redéfinir la notion. Personne n'est d'accord sur le but et les moyens pour y parvenir.
Faut-il recentrer la médecine du travail sur les personnes les plus exposées aux risques mesurables et authentifiés ? Cela ne conduirait-il pas à retarder la prise en compte de
risques nouveaux, ou à minimiser des risques déjà existants mais difficilement quantifiables, comme le fameux "harcèlement moral" ?
Article des plus intéressant. Qui donne l'impression que ce n'est pas près d'être solutionné.
voir Revue Prescrire, janvier 2008, p 66 à 68; abonnement de 120 euros par an (étudiant) à 253 euros. Un investissement des plus valables.
moyenne jeune = sont au boulot !
et pas dans un coin désert médicalement pour l'instant
Commentaires