Le blog d'un toubib médecin généraliste
Revu hier M. B., 74 ans, patient habituel, hypertendu, pour suivi et renouvellement, et surveillance d'une glycémie qui est un peu limite, mais pas encore de l'autre côté de la
ligne.
Et bien entendu, il me reparle pour la 3° fois en un mois (la première fois il était venu exprès pour, la 2° il avait la fausse grippe, et là c'était la 3° ...) de la douleur de son genou
droit.
Il a été opéré il y a presque deux ans du genou gauche pour arthrose, sur le compartiment interne, classique. L'autre côté était prévu dans la foulée, mais la rééducation du premier s'est
moyennement bien passée, du coup il a repoussé, a mis du temps à se décider, et est de ce fait en liste d'attente avec opération prévue dans trois mois maintenant.
Et bien sûr, il aurait voulu que ça se fasse dès sa décision prise. Et il ne veut pas d'autre chirurgien "il a mon dossier", pas faux.
Il vient donc se plaindre auprès de moi qu'il souffre, qu'il n'en peut plus. Je lui dit et redit que je ne fais pas de miracle, que le confrère n'a que deux mains, que les journées n'ont que 24 heures, et qu'il y a d'autres patients à opérer.
En plus honnêtement, c'est loin d'être catastrophique comme situation, mais bon.
Et bien entendu, quand je lui demande où il en est au niveau des antalgiques, savoir si on envisage quelques temps de diclofénac, il me dit prendre un à deux comprimés de paracétamol par jour. Et je lui redit donc que s'il a mal, il n'a qu'à monter à quatre par jour.
Bon, encore trois mois à tenir, pour lui comme pour moi -)
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