Le blog d'un toubib médecin généraliste
Hier, venue de mme H., 45 ans, patiente habituelle, pour son non moins habituel et récurent problème.
Cette patiente a depuis quelques années de l'endométriose, avec une évolution pour le moins capricieuse.
Elle peut ne pas avoir de symptômes pendant plusieurs mois, puis présenter des douleurs quasi continues sur des semaines.
Le diagnostic a été fait lors d'une coelioscopie pour ablation de la vésicule : les douleurs avaient conduit à une échographie, qui avait montré des cailloux, avec des signes cliniques et
biologiques, et surprise, il y avait deux problèmes pour le prix d'un !
Etant donné les hauts et les bas, toute solution drastique est hors de question, toute solution chirurgicale plus encore, elle est déjà sous pilule, des changements divers ont été
inefficaces, et elle est donc revenue à sa contraception habituelle (à noter qu'elle a trois enfants : endométriose n'est pas égale à stérilité contrairement à une idée souvent répandue).
Ce qui fonctionne encore le mieux (ou le moins mal, ça dépend des jours ...) c'est l'ibuprofène, avec l'appui si vraiment ça coince de paracétamol-codéine.
On ne peut pas dire que cela fait vraiment partie des traitements de référence sur le sujet, mais pour cette patiente, ça répond à la question. Et on n'a pas grand chose d'autre à lui
proposer.
Elle attend donc sa ménopause avec une certaine impatience ....
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