Le blog d'un toubib médecin généraliste
Quand l'ajout intempestif d'un traitement supposé anodin de façon non concertée vire à la mini-catastrophe.
M. C., 61 ans, est un patient habituel. Il est diabétique de type 2 (celui traité par comprimé), hypertendu. C'est un bon vivant, et obtenir un équilibre même vacillant de son diabète est des
plus compliqués. Il y a quelques temps, une tentative par un service hospitalier de pompe à insuline avait d'ailleurs assez mal tourné.
Depuis nous sommes à une association de metformine, de gliclazide et d'acarbose.
Avec bien entendu, étant donné les effets secondaires de chacun des produits, une tendance assez net aux troubles gastro-intestinaux au moindre élément perturbateur.
Lors donc, m. C. ayant par ailleurs des problèmes d'arthrose aux genoux et aux hanches, s'en est allé consulter directement un confrère rhumatologue. A priori sans lui apporter son
ordonnance.
Il est ressorti de la consultation avec une prescription de diacérhéine. Produit bien connu pour ses effets laxatifs certains et avérés.
Que croyez-vous qu'il arriva ?
A la quatrième ou cinquième prise, heureusement faite le matin, diarrhée plus que conséquente, malaise sur un parking d'hypermarché plus tard en fin de matinée, pompiers, hospitalisation, hypoglycémie.
Autant vous dire qu'on ne va pas conserver la diacérhéine, dont l'intérêt est d'ailleurs très limité, sur l'ordonnance standard.
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