Le blog d'un toubib médecin généraliste
M. M., 45 ans, patient habituel, revient me voir hier avec l'avis du dermatologue sur son problème récent.
Ce patient a un psoriasis assez banal, depuis plus de 20 ans, très limité, sans aucun souci jusqu'à il y a quelques semaines, dont il gère fort bien les poussées et le traitement en temps
normal.
Sauf que, facteur bien noté, suite à un changement de marque de savon liquide dans son entreprise, le psoriasis habituellement à peine présent sur les articulations des premières phalanges des
mains, faces dorsales, s'est mis à flamber littéralement jusqu'aux avant-bras, en tournant à l'eczéma.
Il a tenté de traiter avec un corticoïde local, puis avec quelques jours de corticoïdes en comprimés, sans grand succès.
Il est alors venu me voir. A priori donc, il s'agit tout simplement de l'ajout d'une allergie de contact sur ce terrain de psoriasis.
Je lui prescris alors plusieurs jours de corticoïdes, avec un arrêt dégressif étant donné la durée prévisible du traitement.
Il est à ce moment là assez inquiet devant l'importance du problème, qu'il n'a jamais connu, et souhaite revoir le dermatologue , qu'il n'a pas consulté depuis plusieurs années. Je fais donc
alors un courrier au confrère.
Confrère dont je prends hier connaissance de l'avis : il a dit et redit au patient que ce n'était en rien une aggravation de son psoriasis, juste un phénomène surajouté, lui a
indiqué de continuer le traitement qu'il prend maintenant depuis deux semaines, avec un très net mieux.
Je suis amené à répéter encore au patient que non, ce n'est pas annonciateur d'une forme plus grave de sa maladie, et que tout va rentrer dans l'ordre.
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