Le blog d'un toubib médecin généraliste
Revue hier en consultation mme T., 42 ans, patiente habituelle, avec le compte-rendu de la consoeur gastro-entérologue.
Elle était venue il y a trois semaines environ avec des plaintes de type reflux gastro-oesophagien, mais des douleurs un peu
baladeuses de ci de là.
Deuxième épisode en quatre mois, le premier ayant bien répondu à un traitement associant un IPP (inhibiteur de la pompe à protons, non ce n'est pas un armement de la série Star Trek, c'est un
anti-ulcéreux) et un surnageant (le célèbre mélange d'alginate et de bicarbonate de sodium).
Elle est par ailleurs bien stressée par des évènements familiaux comme professionnels.
Il y a trois semaines donc, elle tourne autour du pot, puis finit par me dire qu'elle aimerait bien passer une gastroscopie, parce que, vous comprenez ....
Parce que vous vous voyez déjà avec un cancer ? Oui.
Elle en était à se demander si elle devait souscrire une assurance pour payer les études de ses loupiots avant tout examen, pour ne
pas avoir à faire une fausse déclaration.
Je lui ai donc ré-expliqué, comme il y a quatre mois, mais en plus longuement détaillé, qu'au vu des éléments de son mode de vie, elle avait plus de risque de mourir écrasée par un chauffard que
d'un cancer de l'estomac.
Bon, vu la rechute, la question du reflux et de l'oesophagite se posait. Donc, tuyau.
Au final, pas grand chose, mais l'examen a été fait sous traitement, car elle n'avait pas de disponibilté rapidement, biopsies de principe.
Les douleurs sont toujours plus ou moins là. On finit le traitement. On ajoute un alprazolam pour quelques jours. Surtout, on se calme et on vit heureux.
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