Le blog d'un toubib médecin généraliste
Dans la semaine, deux cas semblables, pour lesquels je ne vois pas trop ce que je peux faire.
Patientes bien connues, d'un âge. Veuves. Vivant seules. Enfants présents, mais ayant bien entendu leur propre vie.
L'une comme l'autre ne sont pas dépendantes, mais sortent peu à cause de leur difficulté à la marche. Et elles ont arrêté de conduire, par précaution. Donc elles ne voient que fort peu de gens, et beaucoup moins les ami(e)s encore là.
Il est pour l'une comme pour l'autre hors de question d'envisager de quitter leur maison, même pour un habitat individuel dans un
milieu collectif. Leur voisinage immédiat, même s'il est peut-être sympathique, n'est guère présent, du fait de la différence d'âge. Elles sont aussi géographiquement un peu éloignées du
centre.
Elles dépriment, d'un petit peu à pas mal, selon les moments, selon les jours.
L'une comme l'autre sont venues me voir, sur l'insistance de leurs enfants, en me disant d'emblée qu'elles ne voyaient pas bien ce que je pourrais faire. D'autant que toutes deux refusent l'idée
d'un traitement. Qui de toutes les façons ne servirait à rien à mon sens.
L'une comme l'autre sont venues jusqu'au cabinet grâce à un de leurs petits-enfants. D'habitude, elles font partie de mes rares visites.
L'une comme l'autre sont reparties avec leurs prescriptions habituelles, ni plus, ni moins.
Commentaires