Le blog d'un toubib médecin généraliste
Encore quelques petits calculs rigolos concernant la médecine générale et son devenir.
En 2001, la profession réalisait 320 millions d'actes, ce qui, pour une population de 61 millions d'habitants, faisait 5,245 actes par habitant et par an, dont 22 % de visites à domicile.
En 2007, d'après les premiers chiffres publiés, l'activité est tombée à 278 millions d'actes, dont 13 % de visites à domicile.
Une diminution de 13,12 % en chiffres bruts.
Mais la population est passée à 64,5 millions d'habitants dans le même temps. Ce qui nous fait en réalité avec 4,31 actes par habitant et pour l'année 2007, une baisse par habitant de 17,8 % sur
la période.
La dépense correspondante était d'un peu moins de 97 euros par habitant et par an en 2001, compte tenu de l'inflation, cela aurait dû représenter un peu plus de 108 euros en 2007 pour une stricte
équivalence, le chiffre est en réalité de 100 euros.
On voit par ailleurs que la baisse de l'activité totale, et plus encore celle portant sur les visites à domicile, a permis aux caisses
de sécurité sociale de ne pas sortir en réalité un centime supplémentaire entre la consultation à 20 euros et celle à 22 euros pour les honoraires des médecins généralistes.
En effet, un euro d'augmentation représente environ 250 millions pour les caisses sur l'année, donc 500 millions pour les deux euros, et la baisse d'activité a entraîné un différentiel de 650
millions.
Et encore, il ne s'agit là que des impacts directs; moins de consultations induit également moins de prescriptions, ce qui se traduit notamment sur la dépense pharmaceutique, dont la hausse ne
provient que des prescriptions hospitalières décomptées (abusivement) en ville.
Au final, la médecine générale, 3 % des dépenses de l'Ondam (objectif national des dépenses d'assurance maladie), va encore reculer, de façon inexorable.
Jusqu'ici tout va bien.
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