Le blog d'un toubib médecin généraliste
Revue hier pour suivi et renouvellement de son traitement mme D., 31 ans, patiente habituelle, sans autre antécédent notable.
C'est un cas assez classique et démontratif de la pathologie : femme, début en fin d'adolescence, avec alors comme symptôme principal
une agoraphobie nette, provoquant un évitement social important. Ré-assurance par des objets fétiches. Apparition de crises avec sensation de mort imminente.
Traitement mis en place à l'époque par alprazolam uniquement.
Il y a sept ou huit ans, elle a fait une thérapie cognitive, et a été mise sous citalopram en parallèle.
Je suis son médecin traitant depuis environ cinq ans, suite à plusieurs crises, consécutives à un arrêt brutal et intempestif du citalopram.
La reprise de la molécule, avec l'appoint de l'alprazolam au cas où, lui a permis de retrouver un équilibre, et de pouvoir travailler
en prenant par exemple l'ascenseur, ce qui était devenu impossible à une époque : gênant quans son bureau est au 10° ou 12° étage.
Elle avait vu il y a deux ans plusieurs confrères psychiatres, afin d'obtenir la certitude que le traitement serait en pratique à vie.
Avoir un toit sur la tete et de quoi manger est un minimum....
Or ,de plus en plus de gens vont aux restos du coeur:::il y a un malaise.....Nous regressons....Alors "pouvoir d'achat" il en faut un minimum.....
Et là je ne vois pas bien le raccourci fait avec les névroses phobiques (comme indiqué ds les posts plus haut)....
Je crois que les névroses ont toujours existé (sinon Freud n'aurait pas passé sa vie à en chercher les causes....)...;-)
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