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Samedi 12 avril 2008

Et le diable reconnaitra les siens.

Dans la presse professionnelle, un soi-disant article de fond sur la prise en charge du diabète de type 2 (celui traité par comprimé).

C'est à hurler de rage. Tous les standards et poncifs de la médicalisation à outrance y sont, tous les avis d'experts auto-proclamés à niveau de démonstration zéro.

Dès la première page, ça part très fort, avec dès la 2° étape, une hémoglobine glyquée (la mesure de référence) devant être à moins de 6,5 %. Le fait que l'on viennent de démontrer la surmortalité dans les groupes traités "agressivement" est joyeusement ignoré (voir la revue Prescrire n° 294 p 285).

A l'étape 3, on entre dans le n'importe quoi absolu et définitif.

Promotion des glitazones et du rimonabant, à l'efficacité sur la morbi-mortalité non démontrée, mais aux effets délétères en revanche fort bien argumentés, promotion des inhibiteurs DPP-4 sur lesquels nos données sont quasi nulle, notamment sur le long cours.

L'étape 4 est définie à partir d'un échec, avec une hémoglobine glyquée supérieure à 7 % !!! Alors que l'on vient de démontrer qu'il faut semble-t-il être entre 7 et 7,9 % (même référence de Prescrire).

Dans le corps de l'article, l'obésité se voit définie à partir d'un IMC supérieur à 28 !

Plus loin, on discute l'intérêt de l'auto-contrôle par lecteur de glycémie, alors qu'il a été démontré qu'il est totalement inutile.

Tout est à jeter, il n'y a rien à garder.

par le toubib publié dans : point de vue
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