Le blog d'un toubib médecin généraliste
Il se trouve qu'en chimie de fabrication des médicaments, très souvent, un industriel peut, pour redéposer un brevet sur une molécule
qui tombe dans le domaine public, et est donc génériquable, bidouiller son produit, ajouter ou enlever un bout, ou bien en faire un en miroir, comme un escalier en colimaçon qui partirait soit à
droite, soit à gauche.
C'est alors bien le diable s'il n'arrive pas à mettre en avant sa "nouveauté" à coups de cadeaux, d'invitations, de publi-reportages et d'études bidonnées faites par les stipendiés
habituels.
Exemples nombreux et facilement mis en évidence ces temps : les anti-histaminiques (= anti-allergiques).
On avait la Clarityne°, génériquée, loratadine. L'industriel nous fait une desloratadine.
On avait le Zyrtec°, génériqué, cetirizine. L'industriel nous fait la lévocétirizine.
Progrès, zéro.
Mais par contre, ça sort à tour de bras des services de pneumo-allergologies, avec les pollens qui sont de retour.
Comme je n'aime pas être pris pour un imbécile trop longtemps, et que le niveau de dividende de l'actionnaire moyen ne m'intéresse pas, je modifie systématiquement, et reviens aux bonnes vieilles
molécules.
Avec explications de texte pour le patient. Nombreuses explications, ces temps -)
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