Le blog d'un toubib médecin généraliste
Soyons clair. Je comprend bien toutes les implications qui iraient avec l'acceptation de la situation, et donc la logique du refus de voir les choses en face. Mais c'est un peu pénible à la longue d'expliquer et de ré-expliquer, surtout au téléphone.
Une patiente d'un âge, dont l'état de santé se dégrade, et qui a du mal à se gérer seule. Deux enfants, n'habitant pas à proximité immédiate, mais présents.
Premier problème : l'un pense que la maison de retraite est incontournable, l'autre refuse de l'envisager. Chacun me prend à témoin.
Deuxième problème : étant donné qu'il y a une composante dépressive, dès que la patiente est sortie de son contexte et stimulée, comme
lorsqu'elle est chez sa fille (enfant numéro 2), elle est cliniquement bien mieux qu'à domicile, ça je n'en doute absolument pas. Mais l'enfant numéro 1, qui habite plus près et vient voir sa
mère à la maison, n'a pas la même perception.
Troisième problème : la patiente, ce qui se comprend fort bien, est hésitante; elle se rend bien compte de ses difficultés, celles-ci étant physiques et non intellectuelles, mais quitter son chez
soi ...
Cela fait un moment déjà que nous avons organisé les choses au mieux : infirmière, aide à domicile, portage des repas, ....
Mais les étages et les escaliers sont là.
Je n'ai pas de solution miracle, et je m'use à l'expliquer.
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