Le blog d'un toubib médecin généraliste
Revue Prescrire de mai p 373.
En prévention des fractures, les diphosphonates (la classe de médicaments indiqués et ayant prouvé une efficacité en prévention des récidives) ne sont pas à utiliser de façon continue et
indéfinie.
Une étude démontre en effet qu'après 5 ans d'utilisation dans des indications validées (femmes ménopausées ayant une ostéoporose sévère avec antécédent de fracture) , si l'on poursuit le
traitement, on obtient une réduction des fractures vertébrales, mais sans diminution concomittente des fractures du col fémoral.
Avec la molécule de référence, l'acide alendronique, on obtient sur les 5 premières années une réduction de 3 fractures vertébrales symptomatiques et 1 fracture du col fémoral pour 100 femmes
traitées pendant trois ans.
La poursuite entraîne donc une diminution d'un cas de fracture vertébrale symptomatique pour 100 traitées pendant cinq ans, et aucun gain supplémentaire en ce qui concerne le fémur.
La Revue conclue que le bénéfice / risque, compte tenu des effets indésirables, n'est pas en faveur de la poursuite du traitement.
Voilà qui a peu de chance d'être entendu et mis en pratique alors que la mesure de la densitométrie est pratiquée larga manu, et ce en dehors de toute indication validée.
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