Présentation

Commentaires

Vendredi 9 mai 2008

Revue Prescrire de mai p 373.

En prévention des fractures, les diphosphonates (la classe de médicaments indiqués et ayant prouvé une efficacité en prévention des récidives) ne sont pas à utiliser de façon continue et indéfinie.

Une étude démontre en effet qu'après 5 ans d'utilisation dans des indications validées (femmes ménopausées ayant une ostéoporose sévère avec antécédent de fracture) , si l'on poursuit le traitement, on obtient une réduction des fractures vertébrales, mais sans diminution concomittente des fractures du col fémoral.

Avec la molécule de référence, l'acide alendronique, on obtient sur les 5 premières années une réduction de 3 fractures vertébrales symptomatiques et 1 fracture du col fémoral pour 100 femmes traitées pendant trois ans.

La poursuite entraîne donc une diminution d'un cas de fracture vertébrale symptomatique pour 100 traitées pendant cinq ans, et aucun gain supplémentaire en ce qui concerne le fémur.

La Revue conclue que le bénéfice / risque, compte tenu des effets indésirables, n'est pas en faveur de la poursuite du traitement.

Voilà qui a peu de chance d'être entendu et mis en pratique alors que la mesure de la densitométrie est pratiquée larga manu, et ce en dehors de toute indication validée.

par le toubib publié dans : remise en cause
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article
transfert nom de domaine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus