De nombreuses études (par exemple NORA, USA) ayant démontré que la mesure de la densitométrie osseuse est inutile pour prévoir un risque
de fracture, l'OMS (organisation mondiale de la santé) a cherché autre chose pour détecter correctement ce qui est réellement un problème de santé publique.
En effet, pour la densitométrie, la majorité des fractures surviennent chez des patientes qui sont au dessus du seuil de -2,5 DS. Autrement dit, mis à part faire joli, et faire
marcher le commerce aussi, médicalement, c'est totalement nullissime.
Donc mise au point d'un indice chiffré, de type "multiples facteurs de risques". FRAX exprimerait ce risque en pourcentage, en prenant en compte l'âge, le sexe, le pays, le cholestérol, le
tabagisme, le diabète, antécédents, poids, ....
Avec deux niveaux de détermination. Le premier pour un risque de fracture hanche/poignet/humérus/vertèbre dans les dix ans, le second pour un risque de fracture de hanche dans les dix ans.
Seul petit problème : on ne sait pas déterminer de normes.
L'OMS laisse à chaque pays le soin de définir les seuils, notamment en fonction du rapport coût/efficacité. Comme argument médical, ça se pose un peu là.
Ainsi, les USA raisonneraient sur un seuil de 3% pour la fracture de hanche, le Japon sur une base de 10% pour le facteur combiné.
Bref, c'est du n'importe quoi à recommandations de "cons-en-sus" et non du scientifiquement démontré.
Ce qui n'empêchera nullement la sortie à l'automne prochain en France d'une fourchette fixant la norme.
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