Le blog d'un toubib médecin généraliste
Lus sur des forums médicaux des témoignages de confrères qui semblent accréditer l'idée du retour sur toute la France de deux
problèmes récurrents entre médecins généralistes et caisses.
D'une part, le paiement seulement partiel des consultations de certains patients en CMU, les caisse arguant que ceux-ci n'ont pas déclaré de médecin traitant. Ce qui légalement n'a rien à
voir, et qui provient uniquement de leur incapacité informatique, et/ou de leur absence de volonté de différencier le cas général du cas CMU ....
Seule solution en pratique : noter MTU systématiquement.
D'autre part, nombreux cas de courriers dans lesquels les médecins-conseils reprochent au confrère concerné la prescription de tel ou tel produit dans la partie haute de l'ordonnance bizone, autrement dit celle induisant une prise en charge à 100 % en rapport avec la pathologie ayant valu l'ALD (affection de longue durée) au patient.
Sauf que la totalité des confrères signalant ces courriers notent dans le même temps, informatique à l'appui, qu'ils n'ont absolument
pas prescrit ces produits à 100 % ....
Mais les médecins-conseils se basent non sur l'ordonnance rédigée par le médecin, mais sur la délivrance effectuée en pharmacie. Et on retrouve bizarrement assez souvent une différence entre les
deux, avec notamment raturage du libellé différenciant les deux parties .....
La défense à avoir lorsque l'on est sûr de son fait est simple :
- si on est conciliant et bonne pâte, inviter le médecin-conseil à examiner l'ordonnance physique, et non la virtuelle
- si on est énervé et/ou combatif, adresser une plainte à l'ordre pour manquement à la confraternité : effet garanti
- si on est vraiment remonté, on peut même se poser la question du faux et usage .....
Solution pratique pour éviter en amont tout litige : faire une ordonnance spécifique ne comportant que le traitement concernant le 100 %, et une deuxième séparée si besoin pour
le reste.
Commentaires