Jeudi 17 juillet 2008
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16:29
Hier, en fin de consultation, mme D., 53 ans, patiente habituelle, me montre un courrier de sa complémentaire en me demandant ce que
j'en pense.
On lui propose d'aller faire réaliser une densitométrie osseuse "de dépistage", avec un bon à donner au confrère pour bénéficier du tiers payant.
La densitométrie osseuse, c'est cet examen qui prétend pouvoir calculer le risque de fracrute de l'os, notamment du fait de l'ostéoporose.
Le problème, c'est que ça ne fonctionne pas, c'est comme le PSA pour la prostate.
On mesure, on obtient un joli chiffre. Et on ne sait pas quoi en faire, parce que ce n'est pas corrélé avec quoi que ce soit.
Ah si, pardon : c'est directement lié au chiffre d'affaire du commerce qui s'est créé autour de ce bouzin.
D'autant qu'à ma connaissance, non seulement on n'a pas une seule étude correcte sur le sujet, mais en plus, on n'a pas non plus
d'étude démontrant que les traitements disponibles sont efficaces en primaire, c'est à dire avant la première fracture (on a des preuves en secondaire, c'est à dire
essentiellement après fracture).
Pour mémoire, le premier de la classe concernée est génériqué. Ce qui veut dire en clair zéro preuve en plus de 20 ans. Comme d'habitude, donc.
Toutes choses que j'explique à la patiente. Sa conclusion démontre qu'elle a fort bien saisi mon propos : "donc poubelle !".
Par le toubib
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Publié dans : exercice quotidien
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