Vendredi 7 novembre 2008
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Dans la presse professionnelle, on peut lire l'interview croisée de directeurs d'hôpitaux et cliniques.
Lesquels pleurent sur la grande misère qui s'abat sur eux.
Ils en seraient réduits à traquer la moindre économie sur tous les postes.
Un directeur d'hôpital de suites de soins dit carrément qu'il refuse les patients en chimiothérapie, car à 350 euros par jour ce n'est pas possible.
Un directeur de clinique dit refuser de continuer les IVG car la seule ouverture du dossier médical coûterait 180 euros.
Si nous regardons l'évolution depuis 1970, graphique réalisé par la CARMF sur les données INSEE et disponible sur leur site, à franc puis euro constant, en base 100
en 1970, suivi jusqu'à 2004 :
- les établissement sont à 400
- le SMIC est à 250
- la consultation du généraliste, le C, est à 130
Si on regarde entre 2004 (premier Ondam avec publication des sous-groupes) et 2006 (dernier Ondam disponible), on peut noter que :
- l'inflation sur la période est de 3,5 %
- les hôpitaux font + 11 %
- les cliniques font + 35 % (miracle de la T2A)
- les honoraires médicaux libéraux dont + 2,8 %, donc moins que l'inflation
Rappelons que 10 % des budgets, destination hôpital en totalité, sont hors Ondam.
Rappelons que nos nordiques ont 30 % de lits de soins de moins que nous, et 50 % de journées d'hospitalisation par habitant de moins que nous. Pour les mêmes résultats.
Rappelons que nulle remise à plat du système n'est envisagée : on risquerait de dégager 38 milliards de marge de manoeuvre par an, c'est donc strictement impossible.
Tout va très bien, au pays de la Logique et de la Raison Pure.
Par le toubib
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