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Mercredi 13 décembre 2006

Pour compléter l'article précédent, quelques données :

1°/ 42 000 cas de cancer du sein par an en France. Le risque pour une femme est en moyenne de 10% au cours de sa vie, 12 à 15% s'il y a des antécédents familiaux.

La mammographie est le seul examen de dépistage cohérent, à partir de 50 ans, tous les 2 ans, jusqu'à 75 ans. Des études récentes montrent que l'efficacité n'en est pas aussi élevée qu'espérée. Démarrer les mammographies plus tôt est inutile, voir délétère, avec augmentation du risque possible.

2°/ 3 500 cas de cancer du col de l'utérus par an en France. Le vaccin qui arrive, contre l'HPV, changera peut-être les choses à terme. Un risque de 0,9% au cours d'une vie.

En dépistage, c'est à dire sans symptômes ou évènements gynécologiques, un frottis en cas d'activité sexuelle, mais pas avant 20ans, contrôle un an plus tard, puis tous les 3 ans jusqu'à 75 ans. Faire un frottis tous les ans, justificatif de l'existence des gynécologues médicaux, est inutile et coûteux : cela fait gagner 4 jours d'espérance de vie sur 85 ans !!!

3°/ Moyen contraceptif : c'est à la femme de choisir !

Il n'y a pas d'impossibilité au DIU (dispositif intra-utérin = stérilet) pour les nullipares (pas d'antécédent de grossesse), contrairement à ce qui est souvent dit. Il n'y a pas besoin en cas de pilule d'interrompre la prise : c'est inutile et stupide, en exposant ainsi au risque d'échec de la contraception.

Les pilules dite de 3° génération, chères, non remboursées, ne sont pas mieux que les 2° génération, elles remboursées, bien au contraire, elles entraînent plus d'effets secondaires. Elles ont été mises en avant par d'aucuns pour des raisons uniquement financières !

Si l'on regarde l'indice de Pearl, taux de grossesse pour 100 femmes avec contraceptif pendant une année, autrement dit le taux d'échec, on voit que celui-ci est de presque 0 pour les pilules classiques, il est de 0,1avec les progestatifs macro-dosés, de 0,5 à 3 avec le DIU, de 0,7 avec une contraception locale (préservatif, gels spermicides, ...), de 1 à 1,5 avec les micropilules progestatives. Cas spécifique, cet indice est de 0,05 en cas de ligatures tubaires (stérilisation potentiellement réversible par suture chirurgicale). Il n'y a pas de données fiables pour l'implant progestatif.

4°/ Il est important de reprendre une contraception après un accouchement, l'effet contraceptif naturel étant très incertain ! micropilules progestatives en cas d'allaitement, et si on choisit une pilule.

par le toubib publié dans : point de vue
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