Ainsi donc, un test permettant de prédire la nécessité de mettre en place une chimiothérapie après cancer du sein pour éviter la
récidive vient de sortir.
Il analyse les gènes de la tumeur et serait fiable à 95 %.
Or, 25 % des femmes ayant eu un cancer du sein n'auraient pas besoin d'un traitement préventif au long cours.
Ce test est agréé aux USA depuis environ un an, et est à l'essai en France dans plusieurs centres. Il coûte actuellement environ 2 000
euros, et, ne s'agissant pas d'un médicament, il est théoriquement accessible, mais non remboursé à l'heure d'aujourd'hui.
Nul doute que si la pertinence médicale est au rendez-vous, il le sera rapidement. En effet un simple petit calcul permet de voir que d'éviter la seule chimiothérapie sur 5 ans, sans tenir compte
des traitements des effets secondaires, chez 25 % des cas, couvre les besoins financiers. Et ce alors que logiquement le prix devrait baisser avec le nombre potentiel de tests.
Et on ne considère même pas le confort de vie des patientes qui n'auraient pas besoin du traitement. Il est vrai que cet élément ne
doit guère être pris en compte au niveau des gestionnnaires .....
La question de base est bien plutôt la fiabilité du test. Les 95 % allégués sont ils vérifiés et suffisants ?
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